Les équipes mobiles du Projet Lama menacées de disparition faute de financement

Les équipes mobiles du Projet Lama menacées de disparition faute de financement

L’absence de budget régional pour la deuxième année consécutive menace directement la survie de COVER (géré par le Projet Lama et le Samusocial), SubLINK (géré par le projet Lama, Samusocial, Diogènes et Transit) et Artha.

Ces dispositifs psychomédico-sociaux dédiés aux personnes cumulant précarité, troubles mentaux, addictions et sans logement interviennent en rue, en squat, dans le métro et dans les centres d’hébergement d’urgence du Samusocial (et de la Croix-Rouge).

En 2025, cela représente plus de 3.200 accompagnements individuels auprès de 532 personnes dépourvues de couverture de soins.

Un financement « facultatif » devenu indispensable

Le problème ? Ces trois projets sociaux sont financés par des subsides dits facultatifs. Dans le système actuel de douzièmes provisoires, seuls les projets financés en 2024 pourraient continuer en 2026. Ce qui devait être transitoire a finalement perduré et les projets innovants sont aujourd’hui considérés comme des variables d’ajustement du budget bruxellois.

Image de l'Equipe Cover , équipe mobile du Projet Lama, Samusocial et Vivalis. L'image montre les visages des travailleurs sociaux qui font partie de cette équipe psycho-médico sociale.

Un contexte explosif

Selon Bruss’Help, le nombre de personnes vivant en rue a franchi la barre des 10.000 en 2024. L’explosion de la consommation de crack dans l’espace public se poursuit, tandis que la crise de l’accueil s’enlise et met sous pression l’ensemble du secteur. Dans ce paysage déjà fragilisé, une cessation des activités des équipes outreach du Lama interviendrait au pire moment.

Le Projet Lama appelle les autorités publiques à pérenniser le financement de ces dispositifs et, dans l’urgence, de trouver une solution transitoire.